Le code NAF 3511Z correspond à l'activité de production d'électricité, un secteur stratégique de l'économie française qui englobe toutes les formes de génération électrique. Cette classification regroupe les entreprises qui exploitent des centrales nucléaires, thermiques, hydrauliques, éoliennes, photovoltaïques ou autres installations de production électrique destinées à alimenter le réseau national ou des réseaux locaux.
La France compte 56 réacteurs nucléaires répartis sur 18 centrales, représentant environ 70% de la production électrique nationale. EDF exploite la totalité du parc nucléaire français avec une puissance installée de 63,1 GW. Cette technologie constitue le pilier de l'indépendance énergétique française depuis les années 1980.
Le secteur des énergies renouvelables connaît une croissance soutenue. L'hydraulique représente 11,5% de la production, l'éolien terrestre et offshore 8,9%, et le photovoltaïque 3,9% selon les données 2023 de RTE. La puissance installée des énergies renouvelables atteint désormais 64,8 GW.
Les centrales thermiques au gaz et au charbon complètent le mix énergétique français, particulièrement sollicitées lors des pics de consommation hivernaux. Leur part dans la production totale représente environ 6,8% mais leur rôle reste crucial pour l'équilibre du réseau électrique.
Toute installation de production électrique doit obtenir une autorisation d'exploiter délivrée par le ministère chargé de l'énergie. Cette procédure varie selon la puissance et le type d'installation, allant de la simple déclaration pour les petites installations photovoltaïques aux enquêtes publiques pour les centrales de forte puissance.
Les producteurs d'électricité sont soumis à des obligations spécifiques : contribution aux charges du service public de l'électricité, participation aux mécanismes de capacité, respect des règles d'équilibre du réseau et fourniture de services système pour maintenir la stabilité du réseau électrique français.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) contrôle les installations nucléaires, tandis que les DREAL supervisent les autres types de production. Les producteurs doivent respecter des normes strictes en matière de sécurité, d'environnement et de performance technique.
Les entreprises du code NAF 3511Z relèvent principalement de la Convention collective nationale des industries électriques et gazières (IDCC 5001), également appelée 'statut des IEG'. Cette convention s'applique notamment aux salariés d'EDF, d'Engie et de leurs filiales.
| Aspect | Dispositions |
|---|---|
| Classification | 16 niveaux hiérarchiques avec évolution automatique |
| Temps de travail | 35 heures avec aménagements spécifiques |
| Congés | 5 semaines + jours de fractionnement |
| Retraite | Régime spécial avec départ anticipé possible |
Pour les producteurs indépendants et les nouvelles entreprises, la Convention collective de la métallurgie peut s'appliquer selon l'activité principale de l'entreprise et sa forme juridique.
Le secteur de la production électrique représente un chiffre d'affaires de 47,2 milliards d'euros en 2023. La France a produit 494,7 TWh d'électricité, confirmant sa position de premier producteur européen d'énergie décarbonée.
La répartition géographique de la production électrique française présente des spécificités marquées. Les centrales nucléaires se concentrent principalement dans la vallée du Rhône, le long de la Loire et en bordure de Seine. L'hydroélectricité domine dans les régions alpines et pyrénéennes, tandis que l'éolien se développe dans les Hauts-de-France, le Grand-Est et l'Occitanie.
Chaque région développe ses atouts énergétiques : la Provence-Alpes-Côte d'Azur mise sur le photovoltaïque avec 2,8 GW installés, la Bretagne développe l'éolien maritime, et l'Auvergne-Rhône-Alpes valorise son potentiel hydroélectrique historique.
La loi de transition énergétique fixe des objectifs ambitieux : 40% d'énergies renouvelables dans le mix électrique d'ici 2030. Cette transformation implique des investissements massifs estimés à 100 milliards d'euros sur la décennie, créant de nombreuses opportunités d'emploi dans les territoires.
Le programme de construction de nouveaux EPR et le grand carénage des centrales existantes représentent des enjeux industriels majeurs. EDF investit 25 milliards d'euros pour prolonger la durée de vie des réacteurs actuels et maintenir l'excellence opérationnelle du parc nucléaire français.
Le secteur emploie des ingénieurs énergéticiens, techniciens de maintenance, opérateurs de conduite et agents de sûreté. Ces métiers requièrent des formations spécialisées et des habilitations strictes, particulièrement dans le domaine nucléaire où les exigences de sécurité sont maximales.
L'essor du numérique transforme les métiers traditionnels : maintenance prédictive, pilotage à distance, intelligence artificielle pour l'optimisation des performances. Ces évolutions nécessitent une adaptation continue des formations et des parcours professionnels dans un secteur en pleine mutation technologique.